Nouveaux-rythmes-scolaires

Rythmes scolaires : une réforme qui fait l’unanimité…du rejet !

Ecole-horloge-BIOTIl paraît que nos enfants travaillent trop. Les rythmes imposés par le système français ne sont pas bons pour l’équilibre de nos petits : des journées d’école trop chargées, une coupure trop longue pendant les vacances d’été, un programme scolaire trop lourd à ingérer et difficile à digérer.
Messieurs les chronobiologistes nous expliquent qu’il faut prendre modèle sur les rythmes de nos voisins Nord Européens, avec des journées d’école plus courtes, qui laissent la part belle aux activité sportives et culturelles l’après midi.
Jusque là, nous sommes tous d’accord, les enfants dont les parents travaillent font du 8h30 – 18h, voir plus lorsqu’ils fréquentent l’accueil du matin (cantine et garderie ou étude incluses). Cela fait des journées de 9h30 à 10 h passées en collectivité. Et ce, dès la maternelle. Nous, parents, récupérons le soir des enfants fatigués et les fins de trimestres, quand la fatigue s’accumule, sont difficiles.

Depuis quelques années, la semaine de nos enfants est répartie sur 4 jours, avec le mercredi qui permet aux enfants d’avoir une journée de répit au milieu de cette rude semaine. Cette journée du mercredi non travaillé en primaire existe depuis plus de 20 ans et nous sommes habitués à ce rythme. De nombreux parents s’arrangent pour se libérer le mercredi : RTT, temps partiel, chacun s’organise comme il peut. Le mercredi, on prend le temps de trainer le matin, puis place aux activités diverses et variées, c’est la journée du sport, de la musique ou des arts. L’économie du pays suit : associations et clubs offrent un large éventail d’activités aux enfants.

Et puis, voilà que M. Peillon, dans la foulée du président Hollande débarque en 2012 et ne tarde pas à nous imposer SA réforme. « Oyez braves gens, nous allons transformer la vie de vos enfants : ils seront plus attentifs, plus réceptifs et moins fatigués. » Evidemment, en théorie, on applaudit des 2 mains.

Sauf qu’il va falloir se lever le mercredi matin.

Sauf qu’on ne peut pas jeter les enfants hors de l’école début d’après midi.

Sauf qu’il faut leur trouver des activités pour l’après midi.

Sauf qu’il faut respecter des horaires précis au ¼ d’heure près.

La théorie était belle, la pratique s’annonce désastreuse. 3 ministres de d’éducation plus tard, les municipalités doivent bricoler les emplois du temps, ajouter 15 mn par ci, enlever 15 mn par là, inventer un projet TAP (Temps d’Activité Périscolaire), recruter des animateurs pour des temps partiels morcelés.

Colère des parents

Colère des enseignants

Colère des élus

Et à Biot, on fait quoi ?
On pourrait tenter de construire un projet. On préfère bricoler une heure de TAP en fin de journée. Sitôt commencé, sitôt terminé, en une heure (45 mn de temps d’activité), difficile de construire un projet sportif ou culturel.
Et en plus, pour les familles, il faut mettre la main à la poche.
Pour les enfants dont les parents travaillent, la journée s’arrête toujours à 18h, et elle démarre toujours à 8h30. Le soir, ils sont toujours fatigués. Après un mois et demi de nouveaux rythmes, on ne peut que constater qu’ils sont déjà épuisés.

Ecole-panneauLe TAP sur une demie journée, pourquoi pas ?
Face aux réclamations de tous,  la réforme. a été assouplie :  il est désormais possible de concentrer les TAP sur une après midi.
Ca laisse le temps de développer un vrai projet sportif ou culturel : on peut sortir les enfants de l’école et les amener dans des infrastructures.
Et ça reste facultatif : ceux qui le peuvent pourront récupérer leurs enfants : pour une vraie après midi de détente ou d’activités.

Les familles biotoises n’ont pas été consultées
Seuls les parents adhérents des APE ont été consultés, et sur des propositions limitées (pas de demie journée TAP). La commune dispose pourtant d’un bel outil informatique, le GUPII, qui permet de proposer des sondages à toutes les familles biotoises dont les enfants sont scolarisés sur la commune.
Depuis la rentrée, nos enfants sont les cobayes de cette réforme qui ne satisfait personne, avec d’importantes disparités d’une école à l’autre (castatrophique pour les maternelles à Moulin Neuf, échos plus encourageants à Olivari). L’équipe périscolaire subit les désistements des intervenants qui les laissent tomber au gré de nouvelles opportunités. C’est vrai qu’intervenir une heure par ci une heure par là, ce n’est pas très rentable.

Alors TAP ou pas TAP, on attend avec angoisse, la prochaine éTAPe !

Pink lady

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